Et si c'était bon...

Dans la cuisine et à table, recettes d'une gourmande passionnée.

30 septembre 2006

ITALIEN? VOUSAVEZ DIT ITALIEN? SABAYON AU LIMONCELLO ET FRAMBOISES

Je vous l’avais promis, dès que j’avais remis la maison en route, je retournais dans ma cuisine.

Ca y est, tout est prêt depuis ce soir. Alors je commence par un petit dessert très italien: sabayon et limoncello.

Je dois vous avouer que si on a traîné dans les marchés, les musées, les églises, mais ça, je vous l’ai déjà dit, j’ai fait aussi de longues stations dans les librairies, à Florence en particulier où elles sont assez nombreuses. On peut s’y asseoir pour lire, prendre des notes et souvent le cadre est assez agréable… quand il reste quelques fresques dans un palais, ça incite à lire, non ?

ILIBRAIRIE

C'est peut-être un peu plus joli qu'une Fnac, non? Surtout celle que je fréquente...

Les rayons de livres de cuisine sont particulièrement bien garnis avec des livres de toutes sortes, mais je n’ai vu aucun livre de cuisine française.
De la cuisine asiatique, chinoise ou japonaise, mais surtout de la cuisine italienne… tout comme les Italiens sont fidèles à leurs traditions, ils sont fidèles à leur cuisine.
Voici donc, inspiré de Claudio Sadler un sabayon froid au limoncello et à la purée de framboises…
Comme je n’avais pas de vin doux style muscat, j’ai utilisé du vin blanc sec et j’ai ajouté une cuillèrée de sirop de citron. Sadler ne fait pas son sabayon au bain-marie, il le « monte » assez vite au fouet et le résultat est parfait.
Je voulais ajouter quelques zestes de citron confits, mais je les ai fait brûler… tant pis !
Pour les langues de chat qui accompagnent mes petites tasses, je leur ai donné la forme d’une petite cuillère, j’ai d’ailleurs piqué l’idée dans un des nombreux livres feuilletés la semaine dernière.

SABAYON AU LIMOCELLO ET FRAMBOISES

SABAYON1

Pour 6 personnes :
Purée de framboises :
250 g de framboises
50 g de sucre
Sabayon :
150 g de jaunes d’œuf
40 ml de limoncello
60 g de jus de citron
50 ml de vin doux (style muscat)
130 g de sucre

Écraser les framboises à la fourchette, les recouvrir avec le sucre, ne pas passer le mélange, la texture des fruits écrasés avec les pépins fait contraste avec celle du sabayon très lisse. Diviser cette purée en 6 et la répartir au fond des verres ou des tasses.

Par ailleurs, dans une terrine, mélanger soigneusement les jaunes, le sucre, le limoncello, le jus de citron et le vin.
Verser dans une casserole, fouetter le mélange à feu vif jusqu’à ce qu’il prenne et double presque de volume, le retirer du feu, le laisser refroidir et  en recouvrir la purée de framboises.
Réserver au froid.

Pour les langues de chat :
50 g de farine
50 g de sucre glace
50 g de beurre fondu
50 g de blanc d’œufs

Préchauffer le four à 180°.
Mélanger bien tous les ingrédients, laisser reposer l’appareil une heure au frais et étaler la pâte sur une plaque en lui donnant la forme que vous voulez. Faire dans le four environ 5mn, les bords doivent être un peu colorés et le centre très clair.

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29 septembre 2006

PAS LE TEMPS ENCORE AUJOURD'HUI...

Depuis que je suis rentrée, c'est la course... demain ça devrait commencer à aller mieux. Ce soir même peut-être, mais j'avais tellement pris l'habitude de publier quelque chose tous les jours que je me sens un peu frustrée.

Vous allez donc encore avoir droit à la scéance diapo, après, c' est promis, il y aura une recette.

Parmi nos nombreux centres d'intérêts en Italie, en dehors des musées et des églises, j'adore aussi les marchés, voici un étalage de légumes:

LEGUMES

Et c'est grâce à ça qu'après avoir jeté un dernier coup d'oeil de la terrasse de notre hôtel en quittant Florence:

FLORENCE

Vite, une dernière focaccia à la fleur de courgette, un régal de simplicité et de couleurs...

FOCACCIA

Donc, à demain avec un vrai billet, à l'accent un peu Italien...

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28 septembre 2006

MAMINA EST RENTREE.... LES PROBLEMES DE BLOG SEMBLENT REGLES

Voilà, c'est terminé pour cette fois-ci.

Je ne me rendais pas compte du retard qu'on accumule, après une absence aussi courte soit-elle...

Mails, lecture des blogs, je ne pourrais pas tout faire aujourd'hui et peut-être même pas demain.

L'Italie est toujours aussi belle, mais ça, je n'en doutais pas.

Nous avons, entre autres choses, visité des coins perdus: Castelluccio, en Ombrie où, sur une route quasi déserte, entre des pans d'une montagne ravinée et pelée, vous ne savez plus vraiment si vous êtes en Italie et tout à coup, vous découvrez ça:

CASTELLUCCIO

Nous avons beaucoup marché, nous avons vu plein de belles choses et nous nous sommes aussi arrêtés souvent pour recharger les batteries... Un gelato par ci, un cappuccino par là:

CAPUCCINO

Ne me demandez pas comment ils font ça, ça leur prend quelques secondes et avec un grand sourire, ils vous disent que c'est très facile... Bon, il faudra que j'essaie!!!

Je suis malgré tout ravie de vous retrouver, je vais essayer de me remettre à mes fourneaux...

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20 septembre 2006

JE SUIS PARTIE ET SANS DOUTE ARRIVEE...

Nous partons enfin en vacances, et vous le savez tou(te)s, nous partons en Italie.

L'Italie, fin septembre c'est le rêve, je vais donc rêver éveillée.

images_84_

Il y a moins de touristes, il fait moins chaud, la lumière est plus belle, enfin c'est tout ce que j'aime. Il est rare que je reste un an sans aller en Italie, mais cette fois-ci, ça fait un an. Douze longs mois.

Au moment où vous lirez ça, nous serons déjà descendus (je l'espère) de l'avion et nous partirons à la conquête de l'Ombrie.

SPELLO

A nous les paysages somptueux, les villages escarpés aux couleurs de la roche a laquelle ils s'accrochent, les fresques dans les églises, les gelati et les montagnes de champignons des bois.

Amanite des césars (image google).

Plus de blog, plus de recette, plus de message ... le repos, les vacances, quoi! Et puis, on va retourner voir ce monsieur-là, parce qu'on le connaît bien et qu'on l'aime tout particulièrement

On ira certainement traîner dans des lieux de perdition qui vendent des trucs comme ça:

Mais, vous allez sûrement me manquer (un peu ),

à très bientôt.

Mamina.

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LES MEILLEURS MUFFINS QUE J'AI JAMAIS MANGES... SANS LAIT

Un  peu pressée, je suis en train de faire mes valises, envie quand même de vous montrer quelque chose quand je ne serai pas là… et puis en prévision d’un dîner franchement léger, il faut bien terminer avec une friandise. J’ai des prunes assez mûres et on vient aussi de m’offrir un moule en silicone avec des alvéoles en forme de cœur. Il faut bien utiliser les unes et l’autre.
Actuellement quand quelqu’un fait des muffins, ils viennent tous du petit livre de Pascale Weeks que j’ai bien évidemment acheté dès sa parution, mais pour une fois, j’ai voulu changer et j’ai bricolé une recette en m’inspirant du livre de Stéphane Glacier celui du livre sur les macarons) chez DORMONVAL. Dans l’ensemble, les recettes de ce livre appelé "GOURMANDISES, so British" sont simples et très bonnes. Il a un nom prédestiné pour faire de la pâtisserie, ce monsieur, mais comme d’habitude, j’ai bidouillé une petite chose ou deux et le résultat était vraiment réussi.
Dans la recette initiale, les muffins étaient à la cerise, j’ai choisi (pour cause de saison) des prunes assez mûres pour le moelleux et j’ai remplacé une partie du sucre par du sirop de noisettes de chez Monin. Le petit goût ajouté par le sirop était vraiment un plus. Il n’y a pas de lait car avec le sirop, l’appareil est assez liquide.
Je vais en emporter 2 ou 3 pour manger dans l’avion à la place de l’abominable plateau repas qu’on ose souvent nous servir et comme ça, je suis certaine de faire des envieux.

LES MEILLEURS MUFFINS QUE J’AI JAMAIS MANGES

MUFFINS_3

Pour une douzaines de cœurs :
12O g de beurre mou
90 g de sucre en poudre
15 cl de sirop de noisettes (le sirop de Monin)
3 œufs
250 g de farine
½ sachet de levure
Une douzaine de prunes mûres

Préchauffer le four à 180°.

Dans un saladier, ou au batteur, mélanger le beurre et le sucre, puis, ajouter les œufs et le sirop, fouetter pour avoir un mélange bien lisse. Incorporer enfin la farine tamisée avec la levure, bien mélanger et terminer avec les fruits en les ajoutant délicatement avec une spatule.
Mettre dans les moules ou les caissettes à muffins et cuire environ 30 mn.
Quand ils ont cuits, les démouler et les laisser refroidir sur une grille.

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MUFFINS__1_

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19 septembre 2006

PROBLEME DE COMMENTAIRES

De très gentilles lectrices m'écrivent directement pour me dire qu'elles ne peuvent ouvrir mes messages en entier ou me laisser de commentaires, j'espère que cela va rentrer dans l'ordre pendant mon absence, n'hésitez pas à m'écrire directement sur "contacter l'auteur".

Merci pour m'avoir signalé ce problème.

D'autres personnes ont-elles déjà rencontré cette difficulté? Est-ce encore Canal blog?

Avec Mozilla et Opera, tout fonctionne normalement, encore une bizarrerie...

Umbria_U497_foto_1_1_

Ruelle en Ombrie... j'y suis presque.

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VERRINES DE BUTTERNUT ET CHANTILLY AU SESAME NOIR

Vous avez aimé mes petits verres tout ronds avec mon mousseux de crevettes, alors les voilà de nouveau avec quelque chose de beaucoup plus automnal.
J’ai servi ça avant mon dîner de la semaine dernière, celui avec le gâteau choco-pêche et comme ces "petits" verres sont assez grands finalement, mes invités n’ont eu que ça pour accompagner l’apéritif..
J’ai utilisé une courge butternut que j’ai mise entière dans le four comme le conseille Débo des Agapes sur son blog la semaine dernière… habituellement, je fais cuire mes morceaux (et c’est dur à couper), à la vapeur ou au four, enveloppés dans du papier d’alu. Eh bien, là, j’ai mis la courge comme ça 1 h 1/4 et ensuite je l’ai réduite en purée épaisse et assaisonnée à ma convenance. J’ai prélevé la quantité nécessaire pour remplir la moitié de mes verrines. Le reste nous a fait une excellente crème de légumes (sans crème) le lendemain, l’onctuosité de cette courge se suffisant à elle même, j’ai juste rajouté un peu de lait pour que ça ne soit pas trop épais et quelques noisettes concassées et torréfiées… mais ça c’est une autre recette.
La chantilly que je vous ai déjà donnée et qui m’avait été inspirée par Eric ayant eu beaucoup de succès cet été, je l’ai réutilisée. Si on utilise un siphon, c’est très tendance Ferran Adria, mais on peut aussi faire sa chantilly de façon classique, elle se conserve bien ferme, facilement 2 heures.

COURGE BUTTERNUT EN VERRINE ET SA CHANTILLY

BUTTERNUT

Pour 6 verrines :
Environ 20 cl de purée de butternut bien assaisonnée.
10 cl de crème fleurette
40 g de gorgonzola
Sel et poivre
3 càc de graines de sésame noir

Mettre dans vos verrines la purée de butternut chaude ou mettez la froide dans vos verres et réchauffez la au dernier moment au micro-ondes.
Fouetter, à l’avance si vous voulez, votre crème fleurette au gorgonzola (recette ici). Réserver au frais.

Au moment de l’apéritif, compléter vos verres contenant la purée chaude par de la chantilly bien froide et saupoudrer de graines de sésame. La purée étant chaude la chantilly se mélange immédiatement un peu et crée quelques marbrures très esthétiques et tout à fait involontaires.

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18 septembre 2006

SIMPLE DESSERT D'ITALIE, L'AUTOMNE DANS VOTRE ASSIETTE

Voilà un gâteau avec lequel je vais bientôt pouvoir me régaler dès mon arrivée en Italie. C’est vraiment quelque chose de tout simple et je demande d’ailleurs à Avital de s’y coller car je suis sûre qu‘elle le fera beaucoup mieux que moi.
On ne peut manger ça que quand c’est la saison des raisins. Il faut du raisin noir et de la pâte à pain, mais c’est quelque chose de merveilleux de goût et de simplicité.
Ce « pane con l’uva », mot à mot pain avec le raisin est une sorte de fougasse qu’on trouve surtout à Florence et même si j’essaie de la faire, elle n’atteint jamais le goût que je trouve là-bas.

FOUGASSE AU RAISIN

PAIN_AU_RAISIN

Pour 6 personnes :
1 kg de raisin noir (à petits grains si possible)
350 g de pâte à pain
6à g de sucre semoule
8 càs d’huile d’olive

Égrener et laver le raisin rapidement, le sécher délicatement au papier absorbant.
Pétrir la pâte à pain en lui ajoutant les 4 càs d’huile d’olive, laisser reposer au frais pendant une heure.
Préchauffer le four à 175°.
Étaler la pâte au rouleau en un rectangle d’1/2 cm d’épaisseur. Couper ce rectangle en 2 et déposer la 1ère moitié sur une feuille de papier sulfurisé. Poser dessus la moitié des raisin, arroser d’un peu d’huile d’olive et saupoudrer avec la moitié du sucre.
Recouvrir avec la 2ème moitié de pâte en écrasant un peu le raisin, recouvrir avec le reste du raisin, la dernière cuillérée d’huile et le reste du sucre en écrasant toujours un peu les grains.
Enfourner environ pour une heure.
C’est un régal, le raisin coule un peu dans la mie, le pain prend un couleur merveilleuse, à toi, Avital.
Je verrai le résultat, j’espère, en rentrant de vacances.

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17 septembre 2006

KKV, A VOIR DEPUIS MA FENETRE.

Anne de Papilles a eu une excellente idée, alors je vous montre ce que je vois de ma fenêtre. Honnêtement, il y a nettement plus joli. parfois on a des couchers de soleil derrière la petite maison, mais en ce moment, ils sont rares.

Ma vue, n'est pas géniale, j'habite en pleine ville, à deux pas du centre historique. Mais, j'aime ça, lorsque je ne suis pas en vacances, j'adore la vie des villes et au rique d'en offusquer plus d'un(e), au quotidien, j'aime le bitûme sous mes pieds!!!!

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Ca, c'est depuis ma chambre, je vous ai fait grâce des voitures garées sur le trottoir.

De_ma_fen_tre1

Et ça, c'est ce que je vois de l'arrière de ma maison, les arbres sont au voisin.

Vous apercevez des toits rouges alors qu'en majorité, les toits de Bourges sont en ardoise et donc, toujours un peu tristes.

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MAIS POURQUOI EST-CE QUE JE VOUS RACONTE CA...

Non, non, vous ne vous trompez pas. Ce n’est pas le blog Dorian, mais si je lui ai pris son titre, c’est avec son autorisation. Vous pensez bien, qu’autrement, j’aurais pas osé...

Donc, c’est dimanche, je ne vous donne pas de recette, c’est mon jour de bla-bla.

Je voudrais bien être Dorian car vous seriez scotchés devant votre écran. Pour autant, j’espère que vous ne me lâcherez pas avant la fin.

Comme vous pouvez vous en douter, je passe pas mal de temps dans mes casseroles mais pas seulement; je m’intéresse aussi à ce qui se passe dans le monde (ben oui) et le matin j’écoute souvent les informations à la radio et il y a donc 23 ans (je vous interdis de rire), je les écoutais déjà. Bon, maintenant, souvent à l’heure des informations, je bloggue alors je ne suis plus tellement au courant.
Enfin voilà, un matin de décembre 1983, RTL ronronnant dans mes oreilles, j’entends que le jeu qui va suivre propose un chef multi étoilé chez vous, si vous gagnez.
Je fonce sur mon téléphone, je compose le numéro entendu quelques secondes auparavant, il y a une sonnerie et une opératrice décroche et me dit d'une voix très "hôtesse de l'air" vous annonçant le départ de l'avion: « Nous allons vous poser 3 questions pour les sélections, si vous répondez bien vous pourrez jouer à l’antenne.
J’ai complètement oublié les questions qui étaient très, très difficiles, du style :
« De quoi est composée une sauce Béchamel ? » ou bien « L’osso-bucco est-il un plat de viande ou de poisson ? ».
Enfin, j’ai été très bonne et j’ai été retenue pour jouer.
On me demande de rester en ligne et ça duuure, ça duuuuure… Je suis toujours en robe de chambre, l’heure tourne et je suis vissée au téléphone.
Mon chien, Richard, (le seul basset artésien au monde qui a une patte Louis XV et une patte Louis XVI) a l’habitude de sortir faire sa promenade vers 9 heures, il me regarde, interrogateur, il ne comprend pas pourquoi on ne sort pas.

RICHARD1_1_

Image google.

M’enfin, un grand chef chez moi , ça vaut le coup d’essayer, tant pis si « Mirza » fait pipi dans la maison !
Je ne lui ai pas expliqué, pourtant, j’aurais du car il était très intelligent, mais il s’impatiente… et un basset artésien étant un chien courant, avec une belle voix de chien courant, vous sous imaginez le bruit!!!

La matinée s’écoule lentement, je n’ai pas d’interlocuteur (c’est long pour quelqu’un comme moi d’être une heure ou plus au téléphone sans parler), et si j’écoute par radio interposée les questions posées aux 6 ou 7 autres candidats, j’ai les pieds gelés. Je vous l’ai dit, on est en décembre. Il n’est pas question de m’éloigner du téléphone, c’était un temps ou les sans-fils n’existaient pas (presque le moyen âge). Si je m’éloigne, je pourrais ne pas entendre quand ça sera mon tour, surtout avec Richard qui "parle".
Ils se débrouillent plutôt bien, les autres. Il faut dire que les questions sont un peu du même niveau que celles des sélections mais si ils sont aussi tétanisés de trouille que moi, (causer dans le poste, ça impressionne) ça ne doit pas aider.
Et, voilà, il est presque 11 heures, C’EST MON TOUR.
J’ai tout oublié, juste qu’il y avait une question au sujet de la baudroie, il fallait savoir que c’est l’autre nom de la lotte et puis,… j’ai gagné. Normal, j’ai encore été très bonne ! ! !
Ils vont me rappeler, qu’ils ont dit.
Cette fois, je me dépêche, Richard passe encore au second plan, il ne comprend toujours pas. C’est l’heure d’aller chercher les enfants à l’école et puis, comme vous l’imaginez, il n’y a rien de prêt pour le déjeuner.
Monsieur Mamina qui ne s’appelle encore pas comme ça, n’aurait pas aimé que ses filles attendent comme des orphelines à la sortie de l’école et puis, il n’aurait pas aimé pas non plus repartir au boulot le ventre vide. C'est pas dans les habitudes de la maison ! ! !
Ouf, je récupère les enfants, je fais cuire des pâtes rapidement et là: je raconte…
Les questions fusent. T’as gagné, quand est-ce qu’il vient ?
Le plus fort, c’est que je ne sais rien. Je n’ai aucun détail sauf que nous pouvons être dix à table.
Ils vont me rappeler qu’ils ont dit.

Ils l’ont dit, mais ils ne rappellent pas.

Ni ce jour là, ni le lendemain , ni encore le jour d’après. Alors, moi, j’appelle…

Ils vont me rappeler qu’ils disent encore. Je ne sais toujours rien.

Peut-être que ce n’est même pas vrai, peut-être que j'ai juste rêvé que Bocuse venait dans mon salon...

photo_1

Huit jours plus tard, un coup de fil m’annonce enfin que c’est pour le 23 décembre, Môssieur Bocuse arrivera en avion (il ne va pas être déçu par notre aéroport de classe internationale !) avec son sommelier, ses cuistots et son maître d’hôtel, rien que ça !
Ce jour-là, il y a un brouillard à couper au couteau à Bourges, mais si, n’ayez pas peur (moi, j’ai eu peur que ce soit annulé), il est quand même venu et il y avait vraiment un sommelier, un cuistot et un maître d’hôtel. Tout ça pour moi…
Il est là, on s’embrasse comme si on se connaissait depuis toujours et là… je lui montre ma cuisine : c’est comme pour l’aéroport, il n’est pas déçu !
On sonne à la porte, je vais ouvrir aux invités qui arrivent, je retourne voir le Chef Bocuse… il est en petite tenue dans ma cuisine, pourtant je vous assure, il y a bien une salle de bains chez moi, mais il n’a pas demandé et je n’ai pas eu le temps de proposer.. Le voilà prêt en habit de cuisinier… il est tout beau avec sa toque, impressionnant dans ma cuisine, il utilise MES casseroles, enfin, il cuisine ce qu’il a apporté dans mes casseroles.

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Plutôt sympa, le Bocuse, il a posé avec chacun de nous pour les photos, il nous a parlé de ses projets et on avait souvent un peu l’impression qu’il pensait surtout à ce qu’il ferait le lendemain. D’ailleurs quand il a dédicacé ses livres pour tout le monde, il les a datés de décembre l’année d’après ! ! ! Quand je vous dis qu’il vivait dans demain.

photo_2

Je vous dis quand même ce qu’on a mangé, mais sincèrement, ce n’était pas le plus important. :
En entrée : bar accompagné d’une sauce choron (béarnaise tomatée). Ensuite il y avait du coq au Chambertin, des pâtes fraîches et des épinards. Les fromages venaient tout droit de chez la Mère Richard à Lyon et le dessert, très, très chocolat (gâteau du président) de Maurice Bernachon grand chocolatier lyonnais devant l’Éternel dont le fils n’est autre que le gendre du Pape Bocuse.

Bocuse, dans les années 80, c’était la figure de la gastronomie française, c’est lui qui a fait évoluer la cuisine, à l’époque, on rêvait tous d’aller dîner chez lui, sa visite chez vous auriez pu la rêver, moi, JE L’AI EUE ! ! !

BOCUSE_10

Mais pourquoi est-ce que je vous ai raconté tout ça? Tout simplement parce que c'est un grand souvenir. Bon dimanche à tout le monde.

Posté par maminaclaude à 06:00 - Bavardages - Commentaires [48] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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